Aperçu

Clare Vivier

À peine sept ans après le lancement de son produit, la marque d’accessoires Clare Vivier est une gamme complète à la fois stylisée, sans effort et convoitée. Qui n'adore pas ces sacs à main à rabat? C’est en harmonie avec le style personnel de Clare : bien qu’elle a été élevée en Indiana, elle a indéniablement un côté français; elle préfère un rouge à lèvres rouge et des vêtements plus classiques que tendance (ce n’est peut-être pas par hasard qu’elle a marié le journaliste français, Thierry Vivier, en 2002). Au cas où vous auriez besoin de plus de raisons d'être inspirée par Clare V., elle défend aussi les femmes d’affaires et travaille fort pour maintenir la fabrication de sa collection non seulement aux États-Unis, mais aussi à l’échelle locale. Nous avons rencontré Clare à Silver Lake, la banlieue de Los Angeles où elle vit et travaille, pour lui demander ses incontournables de la beauté et ce que c’est vraiment de bâtir une entreprise de mode de A à Z.

The Wink : Votre philosophie de conception est : le chic, discrétion et la haute qualité. Comment abordez-vous les soins de la peau et le maquillage?
Clare Vivier : 
J’essaie d’être efficace et simple dans ma routine. J’utilise simplement un nettoyant visage et une crème, et pour le maquillage, c’est quatre étapes : une hydratation avec une touche de couleur, un fard à joues en crème, un mascara et j’ai toujours un rouge à lèvres dans mon sac.

CdO :  Et le parfum, l’accessoire invisible? Devrions-nous changer de parfum comme nous changeons nos sacs?
CV :
J’adore les parfums, mais mon mari y est très sensible, alors je les garde au travail et je les applique pendant la journée. Je ne suis pas fidèle à un parfum en particulier, mais toutes les odeurs que j’aime mélangent des notes fraîches et vivifiantes avec des notes plutôt terreuses et fumées.

CdO : En parlant du travail, vous n’aviez pas énormément d’expérience en entreprise quand vous avez commencé en conception de la mode, et pourtant rien ne vous a arrêté.
CV : Je croyais aux produits et même, je croyais en l’idée que si je ne savais pas comment faire fonctionner une entreprise, je pouvais apprendre et je pouvais m’entourer d’autres personnes intelligentes. Je ne me suis jamais dit : « Peut-être que je ne peux pas y arriver ». Je suis toujours restée très positive.

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CdO : C’est important pour vous que votre collection soit fabriquée, ici, aux Etats-Unis? Et vous maintenez la fabrication près de chez vous à Los Angeles, bien que beaucoup de marques disent que la production nationale est extrêmement coûteuse.
CV :
La production aux États-Unis est coûteuse, alors je savais que mes conceptions devaient être simples, mais chics et intéressantes. J’y suis parvenue en me procurant les plus beaux cuirs que j’ai pu trouver et en ajoutant des détails, un sac green avec une fermeture éclair navy par exemple.

CdO : Cet aspect local a aussi un différent type d’impact.
CV :
Nous voyons la façon dont l’usine grandit grâce au travail que nous donnons aux employés. Je me souviens avoir parlé à mon père une fois et il m’a dit : « Tu crées des emplois dans ta propre communauté. » Il est décédé depuis et cela m’a vraiment marquée.

CdO : Vous croyez également beaucoup au soutien des femmes en affaires.
CV :
C’est incroyablement important pour moi. Parmi les 40 personnes de notre entreprise, deux sont des hommes (nous devons absolument embaucher plus d’hommes). Mais c’est souvent comme cela dans le domaine de la mode. Quand j’ai la possibilité de mentorer d’autres femmes, je saute sur l’occasion.

CdO : Comment faire croître l’entreprise de manière intelligente et avec soin, comme vous l’avez fait, contribue-t-il à votre réussite?
CV :
Tout cela s’est fait très prudemment. Je ne voulais pas que l’entreprise devienne trop grande trop rapidement. Vous devez connaître vos limites plus que toute autre chose. Maintenant, nous sommes sur le point d’ouvrir notre cinquième magasin à Brooklyn. Nous ouvrirons deux magasins par an pendant les deux prochaines années, et il y a aussi la possibilité d’en ouvrir un à l’étranger. Un magasin en Europe serait vraiment génial.

CdO : Finalement, quel conseil donneriez-vous aux femmes qui songent à lancer leur propre entreprise?
CV :
Faites un stage dans une plus grande entreprise, car vous apprendrez beaucoup sur quels postes sont nécessaires et quand. À quel point avez-vous besoin d’une entreprise de relations publiques? À quel point avez-vous besoin d’une salle d’exposition? J’aime aussi dire aux gens : « Ne pensez jamais que vous êtes plus grand que ce que vous êtes et n’ayez pas les yeux plus gros que le ventre ». En même temps, vous devez avoir un bon esprit entrepreneurial. Faites-vous confiance. Je pensais vraiment que : « Si je bâtis une entreprise, je parie qu’elle sera fructueuse ». Parfois, vous devez simplement vous lancer même si c’est une situation incertaine.

Photographie : Katrina Dickson | Coiffure : Ashley Streicher | Maquillage : Jenn Streicher | Texte : Laurie Brookins