Tellement différente

Jane Lauder
fait une promenade en vélo
avec Victoria Pendleton

Dans notre série Au déjeuner, la présidente mondiale de la marque Clinique, Jane Lauder, s'assoit avec des influenceurs du monde entier pour parler des tendances, de la passion et des secrets de la réussite.

Est-ce qu'un seul changement peut faire une différence? Est-ce qu'une seule personne peut faire une différence? Lors d'un récent voyage à Londres, Jane Lauder s'est réveillée à 5 h 45 a. m. pour s'entraîner avec une femme dont les expériences de vie répondent à ces deux questions par un oui retentissant : la cycliste Victoria Pendleton, médaillée d'or aux Jeux olympiques. Qu'ont-elles fait? Elles sont allées faire une promenade en vélo à Regents Park, bien sûr.

En tant que cycliste professionnelle, Victoria Pendleton a remis en question les stéréotypes sexospécifiques en dominant les compétitions d'un sport principalement pratiqué par des hommes. Plus particulièrement, elle a remporté trois médailles olympiques (deux médailles d'or et une médaille d'argent) dans le cadre de trois événements et de deux Jeux olympiques dans sa Grande-Bretagne natale. De plus, elle détient neuf titres mondiaux, dont un record de six en épreuve individuelle de sprint. Aujourd'hui, l'équipe de cyclisme de la Grande-Bretagne est constituée de 50 hommes pour 50 femmes. Nous croyons qu'il s'agit d'un différence plutôt importante. 

Cet automne, Clinique rend hommage à Victoria Pendleton, ainsi qu'à cinq autres femmes inspirantes, parce qu'elle fait la différence et raconte son histoire valorisante pour inspirer les femmes du monde entier à faire une différence, qu'elle soit grande ou petite.

Jane Lauder : Nous sommes très heureux de vous rendre hommage parce que vous savez faire une différence. Vous avez réalisé des choses étonnantes. Votre grande force physique vous aide-t-elle aussi à avoir une bonne force mentale?
Victoria Pendleton :
Je suis certaine que mon excellente forme et ma force physique me donnent l'impression d'être plus apte. L'entraînement physique implique la création d'un processus au quotidien. Cette amélioration de la confiance en soi transpire dans d'autres secteurs de la vie : vous savez qu'il y aura des reculs, mais vous êtes en mesure de traverser les périodes difficiles. Vous êtes mieux préparée.

JL : Un de vos mentors est le psychiatre et l'auteur à succès Steve Peters. Comment vous a-t-il aidé à adopter le bon état d'esprit pour réussir?
VP :
Il m'a aidée à comprendre que, de plusieurs façons, l'entraînement mental est aussi important que l'entraînement physique. Ce cheminement m'a directement menée à mes médailles d'or. Nous discutions de l'importance d'apprendre à commencer où nous sommes plutôt qu'à l'endroit où nous voulons être. Plusieurs personnes se disent qu'elles devraient être ailleurs et faire des activités plus impressionnantes. En fait, c'est à cet endroit que je suis aujourd'hui. Alors, je partirai de là et je ferai de mon mieux.

JL : Vous avez récemment avoué avoir souffert de sexisme en cyclisme. Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui font face aux mêmes obstacles?
VP :
Je les encouragerais à voir la situation telle qu'elle est, de prendre les commentaires négatifs avec un grain de sel et de continuer à avoir de grands rêves. Ces obstacles ne devraient jamais vous ralentir. De plus, les éléments les plus satisfaisants dans la vie sont parfois ceux pour lesquels vous avez dû vous démener davantage. 

JL : Comment avez-vous réussi à être assez confiante dans les sports pour surmonter ces préjugés?
VP :
On m'a toujours traitée sur un pied d'égalité avec mon frère jumeau, Alex, et je crois que cela m'a grandement aidée à développer un puissant instinct de compétition et une croyance en l'égalité. Alex et moi avons participé à des sports ensemble, et j'étais certaine que je pouvais faire tout ce qu'il faisait. Je n'ai vu aucun obstacle qui me ralentissait parce que je suis une femme.

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JL : Où aimez-vous faire de l'exercice quand vous êtes à Londres?
VP :
Je préfère m'en tenir aux parcs. En allant simplement courir, par exemple, vous avez l'impression d'être à la campagne. Regents Park est magnifique, mais je me rends habituellement à Hyde Park ou à Richmond Park en vélo.

JL : J'aime utiliser les vélos que vous avez créés, c'est très amusant. Qu'est-ce qui vous a inspiré à créer un vélo de promenade comme celui-ci plutôt qu'un vélo de course?
VP :
Je veux promouvoir une forme de cyclisme plus inclusive afin que les gens aient envie d'enfourcher leurs vélos, surtout les débutants. J'espère que ces vélos leur donneront envie de dire : « Oui, j'aime ça. Je peux enfourcher ce bolide et être confortable ». Et vous pouvez ajouter un panier si vous le désirez!

JL : Comment nourrissez-vous votre corps avant une séance d'entraînement?
VP :
Je déjeune! Du müesli maison, habituellement sur des fruits avec du lait d'amandes. Le tout accompagné d'une tasse de thé ou de café. En ayant assez de carburant pour commencer, vous pouvez augmenter l'intensité.

JL : Quel est votre équipement d'entraînement physique préféré?
VP :
J'adore les équipements légèrement différents et très colorés. Teeki est une entreprise qui fabrique des leggings avec des bouteilles de plastique recyclées. Ils sont offerts avec de superbes motifs imprévisibles, colorés et vraiment branchés.

JL : Vous avez récemment animé Run or Dye, la course de 5 km qui est reconnue comme étant la plus colorée du monde. Quels conseils donneriez-vous à une personne qui n'a jamais participé à une course?
VP :
Vous allez vous en sortir. Même si vous devez marcher un peu, essayez de courir pour une partie du trajet. Courez durant 20 minutes, 3 fois par semaine, et vous serez beaucoup plus en mesure de le faire d'ici quelques semaines. Il faut préparer votre corps, surtout vos chevilles, vos genoux et vos articulations. Ne laissez pas une course de 5 km vous intimider; tout le monde peut le faire, y compris vous!
 

JL : Parlez-nous de votre implication auprès de l'appel de fonds Kiss It Better et du Great Ormond Street Hospital (GOSH)?
VP :
Mon frère jumeau a reçu un diagnostic de leucémie quand il était jeune, et le traitement qu'il a reçu au GOSH lui a permis d'entrer en rémission après 6 mois. Je me sens très chanceuse et bénie d'avoir eu accès à un hôpital si fantastique. C'est la crème de la crème des hôpitaux pour enfants.

JL : En tant qu'athlète professionnelle, où se situe la beauté dans votre vie? Je sais que vous avez affirmé aimer les produits.
VP :
Comme le maquillage améliore mon apparence et ma confiance, j'aime en porter. J'ai toujours perçu le petit remontant qu'il offre comme un avantage. C'est vrai que le maquillage a toujours semblé faire un énorme contraste avec ma vie d'athlète, et j'adore cela. Il change la façon dont je me sens, surtout le fard à joues!

JL : Si vous pouviez changer une chose dans le monde, qu'est-ce que ce serait?
VP :
Plus de femmes au pouvoir! Dans le domaine des sports, très peu de femmes jouent des rôles de direction et de prise de décision. Selon moi, comme 50 % de la population est composée de femmes, qui d'autre pourrait mieux comprendre leurs besoins différents?

Photos : Benjamin Madgwick | Photos de l'événement Run or Dye : Rowe Studio - Helen Rowe Photography | Coiffure de Jane Lauder : Wendy Lauricourt | Maquillage de Jane Lauder : Claire Mulleady | Coiffure de Victoria Pendleton : Emma Shearman | Maquillage de Victoria Pendleton : Jade Carrington

Est-ce qu'un seul changement peut faire une différence? Victoria Pendleton croit que c'est possible #DifferenceMaker